Corse-Matin – Anne-C. Chabanon
Un plateau technique d’exception afin de tendre vers l’excellence
Pour se donner une chance de voir le bout du tunnel, les chambres consulaires, de commerce et des métiers, ont uni leurs compétences sous la houlette d’un binôme constitué de Pascal Agostini, directeur de l’enseignement-formation à la CCI de Corse et de son homologue à la CMA Philippe Désiré. Le tout, via la plateforme de formation Amparà Méditerranée qui aura en charge la gestion de l’établissement.
À l’arrivée, une opération d’un coût de 2 M€ – financée par la CCI, la CdC, l’État, la Capa – et une satisfaction partagée.
« Il s’agit d’un événement dans ce que le terme a de plus objectif, assure Jean Dominici, le président de la chambre de commerce régionale, dès que l’on arrive au bout d’une longue route en accueillant cet outil indispensable à la Corse. Aujourd’hui, l’on est obligé de recruter du personnel sur le Continent ou à l’étranger. Or, nous souhaitons que des jeunes soient formés ici, tout en bénéficiant également de stages de très haut niveau à l’extérieur et qu’ils puissent rester à demeure dans l’île. »
La concrétisation d’un projet
Au-delà, l’établissement ouvrira la voie à une mise en valeur et une déclinaison des atouts de la cuisine insulaire.
La démarche est « incontestablement structurante, stratégique, et s’intègre dans une vision du tourisme durable du développement économique et social, renchérit le président de l’exécutif, Gilles Simeoni. Elle reflète la concrétisation d’un projet porté sous des formes différentes depuis des décennies et correspond à un vrai besoin ».
Reste désormais à s’emparer de « l’outil, martèle le président de la chambre des métiers, Jean-Charles Martinelli, L’initiative est belle, avec toutes les conditions rassemblées pour aller chercher la réussite. À nous de transformer l’essai ».
De son côté. Thierry Marx, parrain de la première promotion, qui a longuement échangé avec les apprentis présents, saluant la qualité des équipements – en particulier un plateau technique d’environ 1000 m2 – et du projet, reviendra en Corse, a-t-il promis.
« Je serai un parrain actif de manière à créer le réseau nécessaire pour accompagner l’école et je prendrai le temps de faire un point sur place deux ou trois fois dans l’année. Surtout je vais garder un contact direct afin de pouvoir aider à multiplier les opportunités. »