Après celles de Corse-du-Sud la veille à Ajaccio, les TPE et PME de Haute-Corse ont été invitées le 28 avril à Borgo, à prendre conseil auprès d’experts du numérique afin, notamment, de se prémunir des dangers liés à la cybercriminalité.
Un fléau qui, aujourd’hui, ne touche plus uniquement les établissements publics (ministères, collectivités, hôpitaux) et les grandes entreprises cotées en bourse, comme en témoigne la hausse significative des attaques visant les petites structures, dont on sait qu’elles sont très largement majoritaires dans le tissu économique de notre territoire. Un phénomène qui a mis en lumière leur vulnérabilité, directement liée à leur manque de préparation face aux risques auxquels ces professionnels – mais aussi les particuliers – sont désormais exposés.
D’où la démarche initiée par l’État via France Numérique, et relayée par des partenaires locaux au premier rang desquels figure la Collectivité de Corse, à travers le CSIRT-Cyber Corsica qu’il a créé en 2024, mais aussi l’EPCI de Corse qui multiplie les actions en ce sens.
« Être piraté n’est pas une fatalité »
Si les chefs d’entreprise présents, au nombre d’une trentaine, ont pu prendre pleinement conscience des dangers encourus en suivant avec attention les exposés successifs d’Hervé Barra (ambassadeur de France Numérique), Boris Brunel (expert en cybersécurité), Frédéric Vesperini (du CSIRT-Cyber Corsica) et Stéphane Raffalli (de la SITEC), ces derniers ne se sont évidemment pas contentés d’identifier ces risques. Un certain nombre d’actions concrètes et immédiatement applicables pour limiter l’intrusion de pirates dans leur système informatique leur ont en effet été suggérées.
En partant du principe qu’être piraté n’est pas une fatalité, des mesures préventives leur ont été délivrées afin de mieux appréhender les risques de fraudes diverses et variées ou de détournements de paiement. Qui n’a pas reçu de nos jours des promesses de gains, d’injonctions à payer une amende, d’annonces de livraison de colis ou de messages de sa banque ou des services des impôts invitant à cliquer sur des liens… qui ne sont en réalité que des pièges ?
Aux précautions à prendre pour les déjouer, les intervenants ont associé des astuces à connaître dans certaines situations pouvant être sources de doute, ou face à des choix. Celui, par exemple, de tous ces mots de passe donnant accès à nos données, serveurs ou documents, et que nous sommes si nombreux à associer à notre vie privée (prénoms, dates de naissance, animaux domestiques, etc.). Ce qui présente un réel danger car, ne l’oublions jamais, nos téléphones portables sont autant de terribles espions.
