L’Ecole hôtelière inaugurée : premier coup de feu en cuisine

Une promotion d'excellence, des partenaires sur la même longueur d'onde, le chef Marx en parrain, l'établissement tant attendu a enfin pignon sur Méditerranée

Corse-Matin – Anne-C. Chabanon

Le froid, le chaud. Soufflés de salle en salle, au gré des températures de préparation. Vingt jeunes, de 16 à 26 ans, s’affairent dans des fragrances mêlées, sous l’oeil aiguisé du formateur, Emmanuel Lojou, 50 ans un Breton, Corse d’adoption, intronisé maître cuisinier de France, en mars dernier. Et, cerise sur le gâteau, champion de France du dessert.

Palais des congrès. 9 heures. On prépare les agapes d’un déjeuner à la table duquel le chef multi-étoilé Thierry Marx, prendra place, dans quelques heures à peine.

Pas de stress. En apparence du moins.

Car en cuisine, c’est le coup de feu. La journée le vaut bien. On inaugure l’École hôtelière méditerranéenne.

À la clé, une première promotion d’excellence, la promotion Savignac, du nom du prestigieux établissement situé près de Bordeaux, une référence, à l’instar de celui d’Avignon, dans le management hôtelier.

« Derrière chaque apprenti, il n’y a pas seulement un élève »

Une promo tête de pont, composée de neuf étudiants ayant déjà de la bouteille, sur un total de soixante-dix jeunes, du CAP au brevet professionnel (BP) originaires des diverses régions de l’île.

Parmi eux, Stella-Marine Deleria, 21 ans, en CAP première année, maturité qui tranche avec les fossettes enfantines, tatouages, yeux rieurs.

Un événement, s’exclame-t-elle, que cette inauguration, « avec beaucoup de travail derrière. Nous avons dû faire connaissance les uns avec les autres en trois jours. Et montrer que derrière chaque apprenti, il n’y a pas seulement un élève, mais aussi des efforts, de la passion. Nous souhaitons tous devenir un Thierry Marx. C’est notre objectif à tous, nous faire un nom, trouver notre signature. »

La jeune fille espère pouvoir, à terme, ouvrir un restaurant en Corse dont elle sera « la patronne, pour proposer une cuisine traditionnelle, celle de la grand-mère perdue ». Fan de mécanique, elle compte, en outre, « concevoir chaque plat sur ce thème et trouver ainsi mon propre style. »

Même engagement viscéral chez le Porto-Vecchiais aux racines italiennes, Valentino Barone, et Cameron Cran, respectivement en première année et deuxième année de BP.

« Le fait de participer à cette journée inaugurale me marquera, c’est une fierté », répète Valentino qui commencera par voyager « pour expérimenter les cuisines du monde », tandis que Cameron ne regrette pas son choix.

« Mes parents qui étaient eux-mêmes dans le métier, explique le jeune homme, ne voulaient pas que je suive ce chemin. J’ai bien fait de braver leur mise en garde. »

La salle, « un métier à part entière »

À quelques pas, Sandra Burlon, 38 ans, formatrice au sein de la plateforme Amparà Méditerranée depuis quatre ans, opère un dernier brief avant le repas en compagnie des huit apprentis qui serviront en salle.

La salle, « un métier à part entière qui fait appel à l’esthétique, au raffinement, à l’art de la table, à la culture des produits », décrit-elle. Quant à Pauline Paoli, 25 ans, faisant partie de ceux ayant été admis en troisième année de bachelor management hôtellerie-restauration, elle a déjà son menu pour la suite. « Monter mon hôtel-restaurant dans l’île. Ce rêve, je l’avais imaginé avec mon père. Il est décédé il y a neuf ans jour pour jour. J’irai au bout. Je sais que je suis faite pour cela. »

À lire également

La Lettre | EPCI de Corse : une bonne solidité économique
Les voyants budgétaires sont au vert, le niveau des investissements demeure élevé et les activités portuaires et aéroportuaires sont bien orientées. L’avenir s’édifie sur de solides fondations.
Mon stage de seconde : ouvrez vos portes aux talents de demain (15–26 juin 2026)
Accueillez un élève de seconde générale ou technologique en stage d’observation (15–26 juin 2026) et faites découvrir vos métiers. Déposez votre offre sur 1eleve1stage.education.gouv.fr.
La Lettre | « S’il n’y a pas de commerce, il n’y a pas de vie »
Le Cardinal François Bustillo aime les talents qui créent, les gens qui produisent et portent des projets audacieux. Il milite pour une économie humaine, qui contribue à rendre la société
La Lettre n°64 – Avril 2026
Nous avons le plaisir de vous adresser la Lettre du mois d’avril et sommes heureux et fiers que le Cardinal François Bustillo l’honore d’un entretien qu’il a bien voulu accorder
La Lettre | Au nom du ciel…
Nouvelles destinations, fréquences accrues, étalement du trafic, offre-record en sièges pour nos quatre plateformes : la Corse de l’aérien est prête pour 2026 ! En espérant la fin rapide de
La Lettre | À nome di u celu…
Distinazione nove, di più friquenze, sparghjera di u trafficu, è una offerta mai vista in sedi per e nostre quattru piattaforme : a Corsica di l’aereu hè pronta per u