La Lettre | EPCI de Corse : une bonne solidité économique

Les voyants budgétaires sont au vert, le niveau des investissements demeure élevé et les activités portuaires et aéroportuaires sont bien orientées. L’avenir s’édifie sur de solides fondations.

Comme l’encourage à le faire l’examen rassurant de la situation budgétaire, l’Établissement public du Commerce et de l’Industrie de Corse peut être comparé à un fauteuil. La métaphore autorise à constater que la jeune institution, qui s’inscrit dans la parfaite continuité de la CCI de Corse, propose déjà une remarquable ergonomie : un dossier qui maintient le dos bien droit pour regarder l’avenir sans ciller, des accoudoirs comme des bras solides pour mener toutes les missions à bon port, un design juridique engageant pour une gouvernance fluide et efficace, et une profondeur d’assise financière qui lui confère une base tangible pour consolider et intensifier le développement économique du territoire mais aussi faire preuve de résilience en cas de coup dur.

Somme toute, un fauteuil mais pas confortablement trop rembourré non plus, pour ne pas s’endormir sur ses lauriers. C’est, en tout cas, l’impression donnée par le conseil d’administration de l’EPCI de Corse qui s’est tenu le jeudi 26 mars sous la « coupole » bastiaise de la Collectivité de Corse. Une réunion de deux heures de débats directs et constructifs, sans circonvolutions oratoires superflues, placée sous la présidence de Gilles Simeoni et la vice-présidence de Jean Dominici. Au-delà des décisions et des prises de position, elle confirme que la nouvelle gouvernance prend rapidement ses marques et tisse des liens, professionnels et humains, entre les membres des deux collèges, celui des représentants de la Collectivité de Corse et celui des élus du monde professionnel.

L’unanimité, qui a marqué le vote de chacune des délibérations inscrites à l’ordre du jour, témoigne de la volonté d’œuvrer pour l’intérêt général des ressortissants. Preuve en est le report du début de la séance pour permettre au président du Conseil exécutif et au vice-président Jean Dominici de rencontrer, en urgence, les acteurs de la distribution du carburant et de sensibiliser le gouvernement sur la nécessité de mesures spécifiques de soutien tant pour les différents réseaux qu’aux consommateurs finaux, car la bonne santé des différents secteurs de notre économie est intimement liée au coût raisonnable de l’énergie.

Investissements : une belle marge de manœuvre

Ce qu’il convient de retenir d’essentiel de ce conseil d’administration, c’est l’énergie – cette fois positive – qui se dégage de la lecture comptable du Budget Primitif 2026. Les signaux financiers sont au vert, les paramètres de gestion bien orientés, le bilan prospectif des concessions portuaires et aéroportuaires affiche, malgré une conjoncture internationale éprouvante par ses soubresauts, de bonnes performances en termes de trafic, de chiffres d’affaires et de perspectives de croissance. Si l’on ne devait retenir qu’une seule considération, ce serait celle qui révèle un niveau d’investissement à plus de 50 M€, soit pas très loin de la moitié du chiffre d’affaires global de l’institution pour le présent exercice.

Autre signal positif : les différents acteurs, personnes physiques, morales ou associatives, qui par leurs actions, leurs initiatives, leurs événements, contribuent à faire progresser la cause de l’économie insulaire, doivent savoir que la politique des aides directes est pérennisée sur la base identique de procédures d’instruction rigoureuses et traçables.

Enfin, la formation est considérée comme un pan primordial de l’action de l’EPCI de Corse. Elle a pris de l’épaisseur avec le déploiement de l’offre, inédite par son ampleur, proposée par la jeune et dynamique plateforme Amparà Méditerranée qui bénéficie de la conjugaison des ressources humaines et pédagogiques de l’EPCI de Corse, et la Chambre régionale de Métiers et de l’Artisanat, ainsi que de la récente ouverture de l’EHM, l’École hôtelière méditerranéenne, appelée à monter en puissance au cœur du Palais des Congrès d’Ajaccio. Celui-ci, un moment menacé par son obsolescence, retrouve depuis sa rénovation une deuxième jeunesse dans le domaine de l’événementiel professionnel grâce auquel il tend, doucement mais sûrement, vers l’équilibre financier.

Pour l’EPCI de Corse, 2026 est l’année d’un départ solide et bien maîtrisé.

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