La Lettre I Le cap vert des armateurs de croisière

Amarrée à la Méditerranée depuis trente ans, l’association MedCruise se déploie sur plus de 130 ports et réunit d’innombrables armateurs de croisière, offices de tourisme, agents maritimes, presse mondiale spécialisée. La CCI de Corse y est officiellement représentée.
Photo de groupe pour le MedCruise

L’assemblée générale est l’opportunité de promouvoir la destination Corse. Du 11 au 14 juin, la 64e édition, organisée par l’autorité portuaire de Tarragona en Espagne, a attiré plus de 200 membres et professionnels de la croisière, une fréquentation record. Nos émissaires ont multiplié les rendez-vous pour défendre l’attractivité de notre île, maintenir une relation commerciale continue avec les compagnies escalant déjà dans nos ports mais aussi établir un premier contact.

Un cycle de conférences a aussi été proposé sur le thème de l’inclusivité et des femmes dans l’industrie maritime. Investie du rôle de modératrice, Anne-Marie Spinosi, représentante de la CCI de Corse et membre du Conseil d’Administration de MedCruise, recevait entre autres Figen Ayan, présidente de MedCruise, et Marie-Caroline Laurent, directrice générale de CLIA Europe (Cruise Lines International Association). Une attention particulière a été portée au développement des excursions écotouristiques, notamment au travers de la valorisation de la gastronomie et des circuits courts sur laquelle a planché un groupe de travail consacré à la promotion durable des destinations touristiques.

À noter que les intervenants de compagnies de luxe (Crystal Cruises, Swan Hellenic et la nouvelle compagnie française Orient Express du groupe Accor) ont évalué la possibilité d’explorer la Méditerranée sur de petits navires en privilégiant l’approche holistique du développement durable et la sobriété de la fréquentation des sites les plus courus.

« Nous devons continuer de communiquer autour des initiatives que prennent les armateurs, soutient Marie-Caroline Laurent. 2024 est l’année de mise en œuvre d’une série de réglementations contraignantes pour les opérateurs de croisières en Europe. Par exemple, depuis le 1er janvier, chaque tonne de CO2 émise par une compagnie est taxée. C’est une initiative que CLIA Europe a soutenu, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, les armateurs sont très en avance sur toutes les technologies qui permettront de réduire l’empreinte globale des croisières. »


Article publié dans La Lettre n°45

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